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Finances communales: chapitre I.

Il y a deux jours, nous titrions notre billet : « Courcelles est alarmée: une perte de 2 500 000 d'euros serait annoncée. »

Les informations distillées dans la presse, sur Facebook ou ailleurs sont des jets de pierre provoquant des vaguelettes. Les ronds s’effacent et tout rentre dans la normalité.

 Finances communales: chapitre I.
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Sans démagogie, le Front des Gauches que je représente va faire un saut dans le passé pour tenter de faire comprendre à nos concitoyens, par étapes, l’évolution de la comptabilité communale depuis exactement 40 ans.

Remontons à 1976 : la fusion des communes, moment où tout a commencé. Un ministre PSC, Joseph Michel va proposer son projet de fusion des communes sans tenir compte de l’avis des populations et des conseils communaux.

Avant ce moment, en bons pères de famille, les conseils communaux courcellois, souvretois, trazegniens et gouytois géraient leurs finances communales à la « bonne franquette ». Je dispose de X francs, je ne peux dépenser que Y francs. C’était simple, trop simple car c’était plus de la gestion financière que budgétaire.

D’autre part, les quatre communes qui furent obligées de fusionner n’avaient pas nécessairement envie de se regrouper. Courcelles aurait sans doute peut-être mieux préféré s’allier avec Fontaine, Roux ou … , avec des communes où la gauche était très solidement implantée (Pour Courcelles : le Parti socialiste et Parti communiste représentaient environ 75 % de l’électorat.- 10 conseillers PS, 3 PC, 1 RW et 1 PLP).  D’autre part, Gouy aurait peut-être préféré s’allier avec une commune rurale.

Dans la perspective des fusions, toutes les communes décidèrent des investissements importants : création de bassins de natation, de piscines, d’écoles, d’implantations sportives,… Autrement dit : «  Ce n’est plus moi qui gérerai, je m’en lave les mains et je lègue la gestion de ces réalisations aux futures entités créées. A eux, la gestion et surtout le financement de nos investissements futurs.

Au lendemain de 1976 vont commencer les conséquences financières de la fusion des communes d’autant plus que la crise industrielle suite à la fermeture des charbonnages débutait et que les recettes provenant de la taxe sur le personnel occupé allaient fondre comme neige au soleil avant d’être supprimées par la suite. Marcinelle, Marchienne mais aussi Courcelles dans une moindre mesure, avaient des rentrées financières très ou relativement importantes.

Bonne soirée et à demain pour les années 80.

Robert Tangre
Conseiller communal de Front des Gauches.

1 commentaire (ajouter le votre)

milou
vendredi 2 septembre 2016, 14:24 #1

Joseph Michel, catho ardennais, n'a pas appliqué la fusion des communes au hasard; l'objectif avéré était d'affaiblir les zones "rouges" en les diluant dans des ensembles moins à gauche...et donc, pas question évidemment de faire fusionner Courcelles avec Roux ou Fontaine.

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