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Lors du vote du budget 2016, la commune de Courcelles a inscrit dans son budget un montant de 150 mille euros pour engager sur compte propre deux policiers de quartier

Pourquoi une telles situation ? souvenons-nous.

 Courcelles paie les conséquences de la réforme des polices de 2002
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Contre vents et marées, Antoine Duquesne, ministre libéral de l’Intérieur a imposé sa réforme des polices : la disparition de la gendarmerie et de la police communale. Suite à ce regroupement, il a créé une police fédérale (Etat) et une police de zones (groupement de communes).

A l’époque le FdG (par la voix de l’Union Communale Progressiste et Wallonne) dénonça la chose : pas assez d'argent, pas assez de personnel, pas assez de moyens matériels,...

Aujourd’hui, le constat est grave, cette réforme échoue car elle prend l’eau de toutes parts.

La réforme est coûteuse. Les communes en assument partiellement le coût qui ne cesse de croître. L’Etat fédéral a transféré aux communes - donc sur le dos des citoyens - le financement indispensable. Il s’est donc déchargé de responsabilités qui étaient siennes.

Le manque de policiers à Courcelles comme à Charleroi est réel: malades, âge, difficulté de recrutement. Les nouveaux policiers choisissent de préférence des zones plus calmes.

La police de proximité n’existe pratiquement pas. Qui connaît son agent de quartier ?

Pour pallier aux manques d’effectifs sur le terrain (connaissance de son milieu, trafics divers, incivilités, stationnement anarchiques des véhicules, destruction de biens publics, graffiti,…)  on crée des gardiens de la paix qui n’auront que le droit de constater et non de sanctionner. Le Collège communal de Courcelles, répondant aux questions du FdG, espère engager de nouveaux agents constatateurs ou gardiens de la paix. Cela coûte et il ne faut pas mettre en péril le budget communal. Cela prend du temps car il faut aussi les former.

Les policiers sont surtout tentés par l’action car ils sont mieux payés que s’ils devenaient agents de quartier.

Le travail de ces personnes est de plus en plus compliqué car les nouvelles démarches administratives sont longues et ennuyeuses. On les a transformés en gratte-papiers.

Les zones de police auraient perdu au minimum 10 à 15% de leur capacité

 

1 commentaire (ajouter le votre)

Romain
mardi 12 janvier 2016, 14:00 #1

C' est clair: la réforme des polices, nous coûte, via les budgets communaux, la peau des fesses. 6 millions de fbelges pour l' engagement de 2 futurs flics de quartier: cela fait 3 millions par tête de type ! Quand on sait que la Milquet (Cdh), en a engagés des centaines, via les communes, ses différents services de sécurité, la gendarmerie unique, nous coûte très chère, dans un des pays parmi les plus fliqués et policiers du monde au km2... C' est simple, il n' y a plus que dans la police et dans l' armée que l'on engage, par dizaines, par centaines, ... Pour aboutir à quoi: ils sont pour la plupart planqués devant des écrans d' ordi et derrière leurs caméras (?) ... Ils ne préviennent même pas, ça les aide tout simplement à retrouver des coupables éventuels après coup... On n' arrête plus de nous monter après coup, et tous les jours, via les caméras, les tribulation du fanatique Abdeslam, mais il court toujours, ...

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