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Le commencement des représailles

La Formation rexiste B se réunit à Charleroi au siège de leur Etat Major situé chaussée de Waterloo. Leur chef téléphona à Victor Matthys, chef de Rex ad interim vu l’absence de Léon Degrelle à la tête de la Waffen SS Wallonie en Allemagne.

Matthys invita les Carolos à venir lui expliquer la situation avant de prendre toute autre décision.

Pendant ce temps, à Charleroi, même, commençait la mobilisation de tous les fascistes de la région.

De leur côté, les pieds nickelés et leurs complices étaient déjà à l’œuvre avec l’assentiment de Joseph Pevenasse et Merlot, échevins du Gross Charleroi. Ils commencèrent par visiter le Palais de Justice à la recherche du Procureur du Roi, heureusement absent.

 Le commencement des représailles
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Les méfaits commencèrent alors:

- Incendie de la Maison de la Police judiciaire située rue d’Orléans.
- Incendie de la maison de M Louis Theunis, Procureur du Roi ff habitant boulevard Joseph II
- Incendie de la maison de M le Bâtonnier Paternoster rue Ferrer n° 9
- Tentative d’arrestation de M Le Juge Emile Feron, vice-président du Tribunal de 1 ère Instance de Charleroi qui habitait Mont-sur-Marchienne-Haies
- Incendie des effets de M le docteur Rasquin, rue du Grand Central 54

L’assassinat de la famille Bousman.

En attendant l’arrivée des renforts nazis bruxellois, l’échevin Pevenasse dirigea les forcenés vers la rue du Bois vert à Montignies-le-Tilleul. Un cortège de 5 voitures se dirigea alors vers l’M de Bomerée où demeurait la famille Bousman.

- Madame Olivier Francq , maman de M Bousman
- Monsieur Jean Bousman, ingénieur aux ACEC
- Olivier, le fils de 1 an ½ dormait
- Madame Paule Lamy, épouse Bousman
- Le père, Olivier Bousman, mis au courant chez lui de la mort d’Englebinn s’enfuit se cacher.

Cinq personnes se trouvaient dans la maison. Ils les firent sortir et s’aligner face à un mur pendant qu’une bande mettait tout à sac dans la maison pour préparer un incendie. Ils firent entrer les deux servantes dans une buanderie puis descendre ensuite dans une cave. Ces dames entendirent alors une série de détonations tuant l’un après l’autre, les membres de la famille Bousman.

Durant ce temps, la maison était déjà la proie des flammes tandis que les pompiers de Charleroi, alertés, arrivaient sur les lieux. Ils découvrirent les corps maculés de sang dans la fameuse cave. Le petit Jean-Paul eut la vie sauve car il dormait dans une pièce de la maison, on l’emporta chez une voisine.

Pendant ce temps, discrètement, au bruit de la sirène des pompiers, le 24 crapules s'enfuyaient sans demander leur reste.

A suivre

Photos

2 commentaires (ajouter le votre)

Hannecart ado de mont-sur
jeudi 24 septembre 2015, 12:01 #1

Le lendemain de l'assassinat du bourgmestre de Charleroi ,vers 17h. me rendant en tram à Charleroi Plage à Montignies le Tilleul j'ai rencontré Jean avec qui je faisais des plongeons acrobatiques à la piscine.Interrogé pour savoir s'il viendrait le même soir à la piscine il m'a annoncé avec scepticisme l'assassinat d'Englebin et que ce soir là il avait une partie de tennis.Je n'ai jamais revu Jean dont j'ai toujours gardé le souvenir d'un homme charmant en dépit à cette époque d'une grande différence d'âge.J'ai gardé de Jean trois photos de nos plongeons en duo.
Les Bousman, Dewandre,Paternoster,Boulvin,Juge Feron,docteur Rasquin et bien d'autres étaient amis ou apparentés à ma famille.
Je me suis souvent posé la question de savoir ce que sont devenus les séides les Pieds Nickelés les Pevenasse,Jean Pethy de Thosée, Michel Saussez et autres qui ont échappé à la justice en fuyant.
À titre d'information je suis à la recherche du livre "Le crime du 18 août 1944"du Père jésuite Albert Lemaire.

robie
dimanche 8 novembre 2015, 13:34 #2

C'est à partir de ce livre que nous avons réalisé ces petits documents. Le livre est très rare.Peut-être faire une recherche sur les sies ad hoc.

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